En 2025, les engagements de prêts ont atteint près de 3,4 milliards de dirhams, soit une hausse de 31 % par rapport à 2024. Les décaissements, quant à eux, ont progressé de 46 % pour atteindre 2,7 MMDH, traduisant un réel déploiement des fonds sur le terrain. Ces financements soutiennent des projets variés : routes, équipements sociaux, gestion de l’eau et initiatives de résilience climatique.
L’encours des créances sur la clientèle s’établit à 27 614 MDH, quasi stable par rapport à 2024, montrant que la croissance des prêts s’accompagne d’une gestion prudente du portefeuille. Plus de 92 % des projets financés sont classés en risques faibles ou maîtrisables (catégories C et D), conformément à la politique environnementale et sociale du FEC.
Sur le plan financier, le FEC a diversifié ses sources de financement, avec une émission obligataire de 2 MMDH, sursouscrite 1,48 fois, et un nouveau financement de 150 millions d’euros accordé par la Banque Africaine de Développement. Les financements internationaux représentent désormais plus de 23 % des ressources d’emprunt, contre 18 % en 2024 et seulement 7 % en 2020.
La structure de l’endettement montre un renforcement des emprunts financiers intérieurs (8 287 MDH) et une réduction des emprunts de trésorerie (8 325 MDH). Les dettes subordonnées ont augmenté à 5 281 MDH, renforçant les fonds propres à long terme.
Le Produit Net Bancaire (PNB) s’établit à 659 MDH, légèrement inférieur à 2024 (672 MDH), reflétant l’adaptation de la politique tarifaire aux conditions du marché.
Ces résultats confirment le rôle central du FEC comme levier stratégique pour le développement local au Maroc, combinant croissance, durabilité et inclusion sociale. Derrière chaque chiffre se dessine un impact tangible pour les collectivités et les populations locales, symbolisant la capacité du pays à transformer les financements en progrès concret.